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9 avril 2012
Admin

Newsletter n° 17 : LES DIVERSES CONSEQUENCES GRAVES DES TRAVAUX DE LA SOCIETE SHERRITT SUR L’ENVIRONNEMENT ET LES POPULATIONS

Une fuite de dioxyde de soufre est survenue à l’usine Sherritt d’Ambatovy le dimanche 26 février 2012. Cet accident a fait au moins un mort et plusieurs victimes selon les articles de presse que nous reproduisons dans le premier fichier attaché.

D’autres fuites se sont encore produites le 8 mars puis le « 13 mars à 10 heures et à 12 heures 30. Les bilans sons lourds, témoignent la population locale. Deux enfants sont décédés, tandis que plusieurs adultes sont tombés malades ».

Le gouvernement finit par envoyer des ministres sur place et informe dans un communiqué après le Conseil des Ministres du 21 mars de nombreuses défaillances de la société Sherritt.

Puis le Conseil des Ministres du 4 avril annonce de manière publique les « risques de pollution de la rivière Ranomainty destinée à l’alimentation en eau potable de la Ville de Toamasina par les rejets d’acide sulfurique de l’usine Sheritt »

Pourquoi les autorités n’exigent-elles pas de mesures plus urgentes et plus radicales que la puissante société Sherritt a sûrement les moyens de mettre en place pour protéger les populations de Toamasina et des environs ? Sans attendre la confirmation de la pollution et ses conséquences ? Qu’en est-il des autres rivières et nappes phréatiques où se déversent les eaux usées du site d’extraction ? Le contrat signé en 2006 contient-il une clause suspensive en cas d’évènement grave ? Pourrait-on le réviser dans ce sens et l’améliorer ?

Les textes, video et enregistrements audio sur les différents dégâts sanitaires et environnementaux causés par l’usine Sherritt étant nombreux à être affichés et à circuler sur internet depuis plusieurs mois, le Collectif TANY a choisi de diffuser -dans le second fichier attaché- la traduction d’un article de Mme Beatrix Gramlich paru dans le magazine ‘Kontinente. Das missio-Magazin 1/2012’ relatant les témoignages de communautés locales dont les champs sont traversés par les 220 kms du pipeline d’Ambatovy vers Toamasina. Les conséquences sur les terres et sur la vie des populations à plusieurs niveaux sont dramatiques.

La première fuite de dioxyde de soufre s’est passée quelques jours avant la projection du film « Ambatovy, histoire d’un projet minier unique » ‘histoire de la création d’une entreprise d’exploitation minière, sure et durable pour l’environnement, permettant de générer des profits pour le pays et les communautés locales’ au Museum National d’Histoire Naturelle de Paris. Il est tout à fait dommage que le jour de la projection le 4 mars, ce fait grave n’ait pas été porté à la connaissance du public, du moins à l’extérieur, les débats auraient été particulièrement intéressants.

Puisque les autorités envisagent une révision des textes régissant les investissements miniers, le moment n’est-il pas venu de mettre le doigt fortement sur la réalisation des études d’impact environnemental de manière plus indépendante et plus efficace et sur le respect effectif de chacun des termes du cahier des charges dans le domaine environnemental et social ? et de revoir les conditions qui amèneront les contrats d’exploitation miniers à générer réellement des « profits pour le pays et les communautés locales » ?

Collectif pour la défense des terres malgaches - TANY – 6 avril 2012
http://terresmalgaches.info, patrimoinemalgache@gmail.com
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