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11 janvier 2009
Admin

L’exploitation d’ilménite est bloquée à Tolagnaro

http://www.midi-madagasikara.mg/midi/index.php?option=com_content&task=view&id=10681

Grogne à Taolagnaro

Un 2e barrage bloque l’exploitation d’ilménite

Faute d’accès, l’exploitation d’ilménite par RIO Tinto/QMM est bloquée depuis hier. En effet, des groupes d’une quarantaine de personnes ont érigé un barrage pour la deuxième fois au croisement de la RN 12 menant vers le site de Mandena, et ce, depuis 3h du matin. La situation n’est pas encore débloquée à l’heure où nous écrivons, car les barragistes y empêchent toujours la circulation des voitures de la compagnie même dans la soirée. Le ravitaillement en nourriture des employés travaillant déjà sur le site est également perturbé tandis que d’autres n’ont pas pu rejoindre leurs postes, d’après les informations fournies par QMM. 

Statutairement illégaux. Ces gens qui s’opposent aux négociations sur l’utilisation des parcelles de terrain sur le périmètre minier de Mandena, font partie des 132 personnes identifiées après le recensement des occupants traditionnels effectué de 1998 à 2002 par les autorités locales elles-mêmes. Ces résidents du quartier d’Amparihy sont statutairement illégaux car ils sont seulement apparus en 2005 et se prévalent aussi d’être utilisateurs de terrain sur le gisement, d’après un communiqué de la compagnie. Malgré ce constat, cette dernière a sollicité auprès des autorités locales un règlement à l’amiable avec ces nouveaux occupants tout en les traitant comme les 6 000 résidents usufruitiers qui ont déjà passé un accord avec elle sur l’utilisation de terrain. Ces occupants peuvent ainsi pratiquer leurs activités d’une manière durable telles les collectes de bois de construction et de bois combustible ainsi que de joncs de marécages et de plantes médicinales, les cultures maraîchères et l’utilisation des pâturages pour leurs zébus dans le site de gisement minier de Mandena étalée sur 2000ha.

Compensation financière. En effet, le mode d’exploitation d’ilménite effectué par étape sur chaque parcelle de terrain par QMM leur permet d’agir ainsi. Des négociations d’une manière individuelle avec ces 132 personnes devraient se tenir sous l’égide du Comité de règlement des litiges et d’arbitrage de la région depuis hier. Les convocations ont été déjà envoyées, de source auprès de la compagnie. Mais une quarantaine d’entre eux préfèrent ériger un deuxième barrage en revendiquant une compensation financière et leur expulsion du site alors que les vrais occupants négocient par tous les moyens afin de garder leurs parcelles de terrain. Une revendication que la compagnie minière trouve illogique.