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1er février 2010
Admin

Vente d’eau - Des opérateurs arabes en prospection

L’Express de Madagascar - 07 juillet 2009

Le projet pour la vente d’eau avance. Des opérateurs d’Arabie Saoudite sont à Madagascar pour entamer les discussions.

Une avancée dans le projet de vente d’eau. Des opérateurs Saoudiens sont arrivés à Madagascar pour entamer la prospection. Pour le moment, le ministère de l’Eau annonce que la partie nord à Mananara et le Sud-est sont concernés par ce projet sans plus de détail. Mais les procédures demeurent longues avant qu’elles aboutissent à leur fin.
« Le projet de vente d’eau n’en est qu’à son début. Celui dans le Sud-est enregistre une certaine avancée ces derniers temps. Mais des études seront encore faites, suivies de discussions à différents niveaux. Je ne serai pas en mesure de dire que ce projet pourra voir le jour au terme du mandat de la Haute autorité de l’État », souligne Nirhy Lanto Andriamahazo, ministre de l’Eau lors d’une conférence de presse hier.
Le parti politique Hasin’i Madagasikara, se souciant de la protection de la nature, a critiqué ce projet qui a engendré des débats depuis quelque temps. C’est pourquoi, le ministre de la HAT a repris les discussions en prenant des précautions.
Prioriser la communauté
« Le principe de la vente d’eau à l’étranger, consiste à vendre une partie de la surface recouverte d’eau en vue d’améliorer les infrastructures d’hygiène et d’assainissement de tout Madagascar, dans le but de toujours donner aux Malgaches de l’eau potable », annonce le ministre.
« Nous avons déjà obtenu l’aval de l’association des notables de Mananara-Nord contrairement à celui du Sud-est qui doit être précédé d’une longue étape », avance le responsable ministériel. Pour lui, cette vente d’eau doit prioriser tout d’abord la communauté vivant près de la surface exportable, d’où ce besoin d’avoir leur avis respectif.
Dans les prochains jours, les opérateurs arabes rencontreront les responsables de tous les niveaux concernés par ce projet d’eau exportable. Ils envisageront ensuite de se rendre sur terrain. La suite de ce projet dépendra de beaucoup de choses. Une décision que le gouvernement de la HAT ne doit pas minimiser ni prendre à la hâte.

Fanja Saholiarisoa
Date : 07-07-2009